Menacés depuis 1 semaine par le régulateur russe de l’internet, les réseaux sociaux sont désormais bloqués en Russie. Facebook, Twitter et YouTube ne sont ainsi plus disponibles dans le pays. Les restrictions sur la liberté d’expression et d’informer s’alourdissent à l’Est.

Privés la population russe d’informations fiables

Le vendredi 4 mars, la Russie a pris des mesures sévères contre la population et les médias : en prévoyant de lourdes sanctions pénales en cas de diffusion d’informations mensongères sur l’armée russe et en ordonnant le blocage de plusieurs réseaux sociaux notamment Facebook. Ces blocages s’inscrivent dans un contexte législatif de plus en plus contraignant pour les médias travaillant en Russie. Le président Vladimir Poutine entend ainsi imposer son récit officiel sur l’invasion de l’Ukraine. Avec Facebook bloqué en Russie, « des millions de Russes ordinaires seront bientôt privés d’informations fiables », a déploré Nick Clegg, président des affaires internationales du groupe américain.

 

 

Les VPN pour rester informé

Face à cette censure, la population russe essaye de trouver des alternatives pour rester informée. Même si les Russes utilisent davantage la plateforme Vkontakte (équivalent de Facebook) et Telegram, Facebook et sa filiale Instagram, de même que YouTube ou TikTok, font partie des espaces d’information pour une part de la population, dans un paysage médiatique de plus en plus contrôlé où les titres indépendants sont progressivement poussés à cesser leur couverture des événements. Entre le blocage de Facebook et une nouvelle loi drastique contre les médias indépendants, la population russe n’a quasiment accès qu’aux discours officiels. Les applications de VPN sont prises d’assaut et occupent les premières places de l’App Store et du Google Play Store. Ces logiciels ont eu plus de 1,3 million de téléchargements en l’espace de quelques jours.