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Ils sont à croquer, ne savent pas encore marcher ni même parler et pourtant, ils maîtrisent déjà l’art de l’influence sur les réseaux ! Ce sont les Baby influenceurs ! Depuis la fin des années 2010, de nombreux comptes dédiés à leurs visages angéliques ont fleuri sur Instagram — un phénomène qui, en 2026, continue d’alimenter autant l’enthousiasme que les débats.
Des Baby influenceurs au million d’abonnés
Le phénomène a pris énormément d’ampleur sur Instagram. Ces enfants sont devenus, pour certains, de véritables stars sans même s’en rendre compte. Alaïa, Elle, Chelsea, Cayden ou encore Tiago : ces noms ne vous disent peut-être rien, mais des centaines de milliers de personnes ont succombé à leurs bouilles irrésistibles.
En 2020, Elle, alors âgée de 3 ans et fille de Catherine et Austin McBroom, plus connus sous le nom de la Ace Family, comptabilisait sur son compte Instagram près de 5 millions d’abonnés, avec une certification en prime. Sa petite sœur, Alaïa, âgée d’un an, suivait ses pas et totalisait 2,7 millions d’abonnés.
Quant à la JLC Family, souvent présentée comme l’Ace Family française, les enfants de Jazz et Laurent grandissaient sous nos yeux : la petite Chelsea, du haut de ses 5 ans, réunissait 1,2 million d’abonnés sur Instagram, avec une certification à la clé ! Son petit frère Cayden rassemblait près de 800k abonnés.
Enfin, c’était près d’1,2 million de personnes qui suivaient, à l’époque, les aventures du petit Tiago, fils de Manon et Julien Tanti.
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Entre influence et business
Ces petits bouts de chou suscitent la plus grande fierté de leurs parents qui prennent plaisir à partager des photos et vidéos de leur quotidien. En lançant leurs enfants très tôt sur les réseaux, de nombreux parents créateurs (dont l’influence est le métier) leur offrent une visibilité immédiate et des opportunités commerciales précoces — avec, à la clé, des collaborations rémunérées, des placements produits et des lignes capsules dédiées.
Certains enfants de stars participent déjà au business de leurs parents. On pense évidemment à Kim Kardashian et Kanye West qui avaient par exemple pris le soin, dès les années 2010, de déposer les prénoms de leurs enfants pour une éventuelle création de marque à l’avenir. Kylie Jenner, la demi-sœur de Kim, avait d’ailleurs sorti une collection de maquillage à l’effigie de son bébé, Stormi, à quelques mois de sa naissance.
On ne perd pas de temps chez les Kardashian !
Depuis 2020, le cadre s’est aussi précisé autour des contenus impliquant des mineurs. En France, une loi encadre l’activité des enfants influenceurs et protège leurs intérêts (autorisation préalable pour certaines activités, temps d’apparition limité, part des revenus placée sur un compte dédié, droit à l’effacement). Parallèlement, Instagram a renforcé la protection des mineurs : comptes des moins de 16 ans par défaut privés dans plusieurs pays, restrictions de messagerie avec des adultes qui ne les suivent pas, et signalement renforcé des contenus commerciaux avec l’étiquette « Collaboration payante ».
En 2026, place à la responsabilité
Si les « baby influenceurs » continuent de séduire les marques (mode enfant, jouets, déco, puériculture), la tendance va de pair avec davantage de responsabilité. Côté parents et agences, les bonnes pratiques s’imposent : transparence sur les partenariats, respect du droit à l’image et du consentement au fil de la croissance de l’enfant, limitation de l’exposition, et choix de formats plus sobres (stories privées, publications moins identifiantes). Côté plateformes, la modération et les outils de contrôle évoluent pour réduire les risques et privilégier la sécurité des mineurs.
Résultat : l’influence « au berceau » demeure, mais elle s’inscrit désormais dans un cadre plus clair — un équilibre entre visibilité, business et protection des enfants, que les familles créatrices apprennent à ajuster au fil du temps.












