Si Twitter ne se penche toujours pas sur un bouton « edit » qui vous permettrait de modifier un ancien tweet, le réseau social serait en train de réfléchir à une fonctionnalité vous permettant d’y apporter des annotations.

Le déterrage de tweets, un phénomène
qui peut détruire des carrières

Ces dernières années, nombreux sont les personnages publics à être victimes d’un nouveau phénomène : le déterrage d’anciens tweets. Un phénomène qui peut avoir des conséquences graves.

On se souvient notamment du cas du réalisateur James Gunn, qui était alors engagé sur l’écriture et la réalisation du film « Les Gardiens de la Galaxie Vol. 3″. En 2018, des détracteurs ont fouillé son compte Twitter jusqu’à tomber sur des tweets de 2008 dans lesquels le cinéaste tenait des propos extrêmement controversés sur le ton de l’humour noir. Suite à cela, les studios Disney ont décidé de renvoyer le cinéaste du projet.

Plus récemment, le YouTubeur et chanteur Bilal Hassani a également été victime du déterrage d’anciens tweets. Après qu’il ait gagné sa place pour représenter la France à l’Eurovision, des tweets remontant à 2014 ont refait surface. Bilal Hassani s’est expliqué à ce propos :

 » Je ne devrais même pas avoir à répondre à tous ces mensonges, mais je constate bien que je ne peux pas garder le silence. Ces propos, ce ne sont pas les miens. Ce ne sont ni mes propos ni mes pensées. Quand j’avais 14 ans, mon compte Twitter, j’étais pas le seul à y avoir accès ».

Twitter tente de trouver un compromis

Alors, pour tenter d’atténuer son phénomène, Twitter serait actuellement en train de pencher sur une fonctionnalité permettant d’ajouter des annotations à d’anciens tweets selon Jack Dorsey, PDG du réseau social. Cela permettrait, tout du moins en théorie, de limiter les dégâts lorsqu’un tweet polémique vient à être déterré.

Notons tout de même que cette fonctionnalité n’est pas encore garantie. Le réseau social penche actuellement dessus et, s’il en est satisfait, lancera en premier lieu une phase de tests après des journalistes. We’ll see !

 

Source : Presse-Citron