3 choses à connaître absolument sur les mentions légales quand on est influenceur

Par : Joana
Publié le : 22.09.2018
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3 choses à connaître absolument sur les mentions légales quand on est influenceur
Cet article a été mis à jour le 21.06.2026.

L’influence est un corps de métier désormais bien structuré, mais les règles évoluent vite. Quand on débute, il peut être difficile de savoir comment rester dans les clous. Voici 3 choses à connaître absolument sur les mentions légales lorsque l’on est influenceur. 

 

#1 – Sur un post sponsorisé, il faut jouer la transparence

Ce n’est pas nouveau mais c’est plus strict qu’avant : ne pas indiquer qu’un post est sponsorisé est illégal (pratique commerciale trompeuse par omission). Les sanctions peuvent aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 300 000 € d’amende (montants pouvant être aggravés pour les personnes morales). Depuis 2023, la loi encadrant l’influence commerciale a en plus renforcé les contrôles et les obligations de clarté.

Comment faire correctement ? Affiche dès le début de la publication, visible sans cliquer sur “voir plus”, une mention explicite en français, par exemple : “Publicité”, “Contenu sponsorisé”, “Collaboration commerciale avec NOM DE LA MARQUE” ou “Partenariat rémunéré avec NOM DE LA MARQUE”, en identifiant clairement la marque (@marque).

Côté hashtags, l’ARPP recommande des mentions claires comme #Publicité, #CollaborationCommerciale ou #PartenariatRémunéré. Des mentions ambiguës ou en anglais seules (par ex. #ad) ou des abréviations floues (par ex. #sponso isolé) sont à proscrire ou à compléter pour lever toute ambiguïté.

Pense aussi à activer les outils officiels des plateformes (Instagram “Partenariat rémunéré”, TikTok “Branded content”, YouTube “Inclut une communication commerciale”, Snapchat, etc.). Ils complètent la mention écrite mais ne la remplacent pas.

Enfin, si ton contenu commercial utilise des retouches modifiant la silhouette/le visage ou des images générées/virtuelles, la réglementation française impose d’en informer explicitement l’audience (“Images retouchées” / “Images virtuelles”).

#2 – Promouvoir des marques d’alcool en toute légalité

En matière d’alcool (Loi Évin et règles ARPP), la vigilance est de mise. Les créateurs dont l’audience compte plus de 30 % de mineurs ne peuvent pas relayer de campagnes pour des boissons alcoolisées.

Pour tous, quelles que soient les audiences, il est interdit d’inciter à la consommation, de mettre en scène des mineurs, d’associer l’alcool à la performance, à la réussite ou à la fête, et à éviter de se montrer en train de boire. Privilégie des visuels centrés sur le produit, son origine, son savoir-faire ou un professionnel (ex. un barman qui prépare un cocktail, un caviste) sans geste de consommation.

Ajoute systématiquement la mention “l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération“. Paramètre le ciblage d’âge (18+) et, si possible, les géo‑restrictions adéquates.

#3 Quid de l’alimentation ?

Pour promouvoir des produits alimentaires en toute légalité, plusieurs règles s’appliquent lorsque c’est de la communication commerciale (partenariat rémunéré ou avantage en nature) en ligne.

Les publicités pour des denrées alimentaires et boissons non alcoolisées doivent comporter un message sanitaire PNNS en français, visible, par exemple : “Pour votre santé, mangez au moins cinq fruits et légumes par jour”, “Pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé”, “Pour votre santé, pratiquez une activité physique régulière” ou “Pour votre santé, évitez de grignoter entre les repas”, généralement accompagné de www.mangerbouger.fr. Les produits naturels bruts (fruits, légumes, viande, poisson non transformés…) ne sont pas concernés.

Sur le fond comme sur la forme, veille à ne pas induire en erreur : évite d’illustrer un produit avec des ingrédients (ex. des fruits) s’il n’en contient pas ou en quantité négligeable. Lorsqu’un ingrédient est mis en avant, sa proportion doit pouvoir être clarifiée par la marque, conformément aux règles d’étiquetage. En cas de doute, demande les éléments (composition, messages obligatoires, mentions légales) à l’annonceur avant publication.

Source : Obviously

Joana

Passionnée par l'univers du digital, Joana écume depuis son plus jeune âge les tréfonds d'Internet et des réseaux sociaux. Rédactrice depuis plus de 10 ans, elle met son expertise au service d'Influenth en tant que Manager de la Rédaction.

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