Après les nombreuses critiques essuyées, Facebook avait annoncé en 2016 vouloir améliorer son Safety Check. Cet outil permettant de signaler à ses amis que l’on est sain et sauf lors d’une catastrophe naturelle ou d’un attentat devait être mieux adapté aux situations d’urgence. Dix ans plus tard, Safety Check existe toujours et fait partie de la fonction Réponse à la crise (Crisis Response) de Facebook, activée lors de séismes, inondations, ouragans ou incidents majeurs.
À l’époque, Peter Cottle, le créateur de ce dispositif, expliquait vouloir déployer plus vite l’outil, malheureusement de plus en plus utilisé. Alors que le safety check a été développé pour la première fois lors du typhon Ruby aux Philippines, il avait été déclenché 28 fois entre décembre 2014 et mi‑2016.
Afin de devenir plus opérationnel, Facebook s’engageait à lancer un outil participatif permettant aux utilisateurs de signaler s’ils sont en sécurité et de s’assurer que leurs amis le sont aussi. Depuis, le déclenchement est devenu plus dynamique : l’activation s’appuie sur un mélange de signaux (publications locales, rapports de partenaires et médias) et, une fois enclenché, un centre « Réponse à la crise » regroupe le Safety Check, l’Aide communautaire pour demander/proposer de l’aide et, selon les cas, des collectes de fonds. L’activation reste contrôlée afin d’éviter les fausses alertes et tout mouvement de panique.
Ces améliorations ont en partie répondu aux critiques survenues à la suite des attentats de Paris du 13 novembre 2015. Rappelez-vous, le réseau social avait fait l’objet d’une polémique car il n’avait pas proposé de safety check pour les attentats de Beyrouth, survenus la veille des attentats de Paris. Aujourd’hui, les critères de déclenchement sont mieux formalisés et la couverture géographique plus cohérente, même si l’outil continue d’évoluer au fil des crises.














