Avec plus de 3 milliards d’utilisateurs mensuels, Facebook reste l’un des réseaux sociaux les plus utilisés dans le monde. En revanche, bon nombre de régions reculées n’ont encore aucun accès à Internet et donc au réseau social. Depuis quelques années, Mark Zuckerberg a annoncé sa volonté de rendre ces zones accessibles grâce à plusieurs outils. À l’époque, avec le lancement de son premier drone Internet et de son boitier économique, Facebook s’imposait sur le marché mondial de la connectivité. Depuis, l’entreprise — devenue Meta — a fait évoluer sa stratégie : le projet de drone Aquila a été arrêté en 2018 et le programme Express Wi‑Fi a pris fin en 2022, au profit de partenariats d’infrastructure (dont le câble sous-marin 2Africa) et de solutions logicielles pour étendre la connectivité en Afrique.
Cette initiative, appelée Internet.org (puis Free Basics), était déjà implantée en 2016 dans 22 pays d’Afrique. Grâce à des partenaires locaux, Mark Zuckerberg entendait fournir Internet aux deux tiers des habitants qui n’y avaient pas encore accès. Selon Le Monde, le fondateur de Facebook décrivait Internet comme un “droit de l’homme fondamental”, qu’il avait présenté dans sa “Déclaration de Connectivité” à la tribune de l’ONU l’année précédente. Si cette déclaration a été saluée par des personnalités comme Bono ou Bill et Melinda Gates, Facebook/Meta a aussi été de plus en plus critiqué pour son côté “envahisseur”. Les débats autour de la neutralité du Net et du zéro rating se sont intensifiés, plusieurs pays encadrant ou restreignant l’accès gratuit et sélectionné de Free Basics, tandis que Meta réduisait progressivement la voilure de ce programme dans certaines régions.
Avec ses nombreux rachats et ses dernières fonctionnalités, Facebook a longtemps semblé vouloir devenir un “mini Internet” via Messenger : paiements, conversations, achats… vous pouvez désormais (presque) tout faire dans l’écosystème Meta. Ce modèle nourrit les critiques : dans certaines zones, l’accès gratuit à des services en ligne passe par des offres zero‑rated comme Free Basics, perçues comme un quasi‑passage obligé. Malgré ces réserves, les bénéficiaires disent généralement apprécier l’accès à l’information qu’elles permettent. En République Démocratique du Congo, par exemple, Facebook facilitait déjà en 2016 un accès gratuit à des contenus basiques (dont les comptes de médias). À l’époque, selon Le Monde, le taux d’accès à Internet n’était que de 3,80 % pour 67,5 millions d’habitants. Depuis, la connectivité a significativement progressé grâce à l’essor de la 3G/4G et à l’augmentation des capacités internationales, même si l’accès reste inégal en zones rurales.
Source : Le Monde














