En 2016, comme beaucoup de réseaux sociaux, Twitter mettait l’accent sur le développement de la vidéo. La plateforme de micro‑blogging annonçait alors vouloir rémunérer les créateurs de vidéos afin d’encourager plus de contenus de qualité.
À l’instar de YouTube, le réseau social laissait le choix aux créateurs d’activer ou non la monétisation. Concrètement, Twitter pouvait placer une publicité pré‑roll sur le contenu pour offrir aux vidéastes une nouvelle source de revenus via son programme dédié.
Twitter n’avait pas l’exclusivité du contenu : les créateurs pouvaient aussi monétiser les mêmes vidéos ailleurs, par exemple sur YouTube.
We’re expanding our revenue programs to empower creators to earn money in multiple ways! 🙌 https://t.co/ebnJxNaZqA pic.twitter.com/OGlI9tbeMa
— Twitter Video (@video) 30 août 2016
À l’époque, cette fonction n’était proposée qu’à une partie des utilisateurs américains, avec une ouverture internationale progressive annoncée.
Depuis, Twitter — rebaptisé X en 2023 — a largement étendu et diversifié la monétisation des vidéos : partage de revenus publicitaires pour les créateurs éligibles, abonnements payants pour soutenir un compte, pourboires, et formats vidéo plus longs ainsi que le live. L’accès dépend de critères d’éligibilité (abonnement, audience, conformité aux règles, droits d’auteur), avec un déploiement désormais global.
X conserve par ailleurs une approche non exclusive : les créateurs peuvent continuer à multiplier les plateformes et optimiser la diffusion (YouTube, X, etc.) selon leurs objectifs.
Twitter va‑t‑il devenir le concurrent direct de YouTube ? En 2026, X investit fortement la vidéo et rémunère mieux les créateurs qu’en 2016, mais YouTube demeure la référence pour la découverte, l’hébergement et la monétisation à grande échelle. Pour beaucoup, X est un canal complémentaire : puissant en temps réel, conversation et distribution, quand YouTube reste central pour la bibliothèque, le référencement et la durée de vie des contenus.
Source : Presse-Citron














