Alors que Facebook Live a fait malgré lui la Une de l’actualité américaine lors de l’assassinat de     la semaine dernière, le réseau social a annoncé la formation d’une équipe dédiée à la modération de sa plateforme. Ce n’est évidemment pas la première fois que le géant des réseaux sociaux s’équipe de professionnels dédiés à la modération de ses contenus. C’est pourtant la première fois qu’il s’engage à employer une équipe « très réactive », qui décidera du sort des vidéos en live dès le premier signalement effectué.

On se souvient de cette jeune femme qui s’est suicidée en direct sur Periscope ou encore du tueur de Magnanville qui parlait de son crime sur Facebook Live. Il semblerait que l’horreur n’ait plus de limites puisque la petite-amie de Philando Castile, abattu par des policiers, a filmé la mort de son compagnon en direct, devant des milliers de personnes. Cette fois, Facebook live a fait office de témoin, comme si la plateforme s’était substituée aux journalistes.

Le réseau social souhaite cependant adapter ses contenus face à des utilisateurs qui commenceraient presque à s’habituer à ce genre de vidéos où la mort est devenue banale. Alors que ces vidéos étaient auparavant supprimées après la fin du live, elles seront dès à présent inspectées dès les premières secondes. « Nous faisons en sorte qu’il soit simple pour les gens de nous signaler des vidéos live au moment où elles se produisent. Nous avons une équipe disponible 24h/24, 7 jours sur 7, dédiée à répondre immédiatement à ces signalements », peut-on lire sur le blog de Facebook. Une réactivité que Facebook veut évidemment adapter en fonction du contenu de chaque vidéo.  » Si une personne est témoin d’une fusillade et utilise Facebook Live pour soulever l’attention ou trouver le tireur, nous l’autoriserions. En revanche, si quelqu’un partage la même vidéo pour se moquer de la victime ou pour se féliciter de la fusillade, nous retirerions la vidéo ». 

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