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En 2019, la seconde édition du Paris Podcast Festival s’est tenue à la Gaîté Lyrique du 18 au 20 octobre. Cet événement, ouvert à tous, s’est alors centré sur les créateurs d’audio et leurs contenus. On a ainsi pu en savoir plus sur l’identité des auditeurs de podcast en France.
À l’heure de la consommation « zapping », le podcast reste un ovni. La raison ? Le format, le contenu expert et l’omniprésence de la voix créent une forte attention et plongent l’auditeur dans une écoute active et non passive. Il en résulte une audience captive et fidèle : une fois conquis, difficile de s’en passer.
Mais alors, qui compose cette audience ? Le portrait-robot de l’auditeur natif a été révélé par le CSA et Havas Paris lors de la seconde édition du Paris Podcast Festival en 2019. Pour réaliser cette enquête exclusive, les deux organismes ont interrogé plus de 1000 auditeurs âgés de 18 à 64 ans au cours du mois de septembre 2019. Découvrons ensemble les résultats… et ce qu’ils disent encore aujourd’hui.
Les auditeurs de podcast sont…
Ce que montrait l’étude 2019 (CSA x Havas Paris)
Depuis plusieurs années déjà, l’offre de podcasts en France avait fortement augmenté et la demande suivait. En 2019, près de 2 auditeurs sur 3 déclaraient écouter des podcasts natifs depuis moins d’un an (parmi les auditeurs interrogés). Autrement dit, le format séduisait de nouveaux auditeurs à un rythme soutenu et s’ancrait progressivement dans les usages numériques.
• DIRECT • 2ème chiffre clé : 67% sont des auditeurs de podcasts natifs depuis moins d’1 an. Donc 2/3 des auditeurs de podcasts natifs n’en écoutaient pas il y a un an @InstitutCSA @HavasParis
— ParisPodcastFestival (@PodcastParis) 18 octobre 2019
À l’époque, l’auditeur type était jeune et citadin, souvent étudiant. Il ne s’intéressait pas à un seul sujet en particulier et appréciait autant les podcasts grand public que les formats plus pointus. Les attentes étaient claires : ils étaient 92 % à vouloir un podcast qui éveille leur curiosité et 89 % à chercher à s’informer (source : CSA/Havas, 2019).
Depuis 2019 : une audience élargie et des usages plus variés
Entre 2020 et 2024, l’audience des podcasts en France s’est élargie au‑delà des premiers adoptants : davantage de tranches d’âge écoutent, l’usage progresse au‑delà des grandes villes et les contextes d’écoute se diversifient (transports, sport, tâches du quotidien, détente). Le smartphone reste l’appareil central, tandis que la découverte passe de plus en plus par les applications de streaming (Spotify, Apple Podcasts, Deezer, Amazon Music) et par les plateformes vidéo où les « vidéopodcasts » gagnent en visibilité.
Les leviers de fidélisation restent inchangés : qualité éditoriale, régularité, clarté des promesses, chapitrage et bonnes métadonnées (titres, descriptions) pour améliorer la découverte et le référencement.
Publicité et monétisation
En 2019, certaines marques qui ne se sentaient pas d’investir dans une série régulière passaient par la publicité, généralement bien intégrée en début ou fin d’épisode et moins intrusive que sur la radio. À l’époque, 57 % des auditeurs se disaient prêts à payer une plateforme pour éviter la publicité.
Depuis, l’écosystème s’est professionnalisé : généralisation des host‑reads (messages lus par l’animateur) et formats pre/mid/post‑roll, montée du programmatique pour un ciblage plus fin, et essor des abonnements ou du soutien direct (accès sans pub, bonus, contenus exclusifs) via Apple Podcasts, Spotify, Acast+ ou des plateformes de mécénat. Côté marques, le brand content audio se développe, avec une meilleure mesure de la performance (codes promo, liens traqués, attribution).














