À l’époque, nous vous parlions de Studio Bubble Tea, cette chaîne YouTube mettant en scène deux jeunes filles de 3 et 8 ans qui cartonnait. L’utilisation des très jeunes enfants sur la plateforme faisait déjà débat — débat qui perdure en 2026 —, notamment porté par le YouTubeur Absol, de la chaîne YouTube Absol Vidéos.
Le jeune homme, réel analyste de YouTube, a diffusé une vidéo décryptant le phénomène des très jeunes enfants sur la plateforme. Dans cette vidéo, il se concentrait surtout sur la chaîne française Studio Bubble Tea, dirigée par le père de Kalys et Athéna, les deux baby stars.
Il mettait en avant le côté selon lui “malsain” de cette chaîne, à savoir la surexposition de ces fillettes alors que le père prend bien soin de dissimuler sa propre identité. Selon Absol, ce phénomène est comparable à celui des baby miss aux États-Unis. Des jeunes filles qui ne se rendent pas compte de ce qu’elles font, qui réalisent le rêve de leurs parents, commercialisant l’image de leurs propres enfants.
De la jeune Anthéa en passant par Timy, le petit garçon qui avait fait polémique quelques semaines plus tôt, tous les YouTubeurs “des bacs à sable” passaient au crible ! Absol soulignait aussi le problème du placement de produits, globalement omniprésent et souvent peu ou pas assumé par les parents à l’époque.
Au-delà de la dénonciation de cette utilisation des enfants, Absol mettait également en avant un autre phénomène qui n’allait pas tarder à arriver en France : les Family Vlog. On découvrait alors avec effroi jusqu’où étaient prêtes à aller certaines familles pour l’appât du gain. La chaîne familiale Bratayley a par exemple diffusé des images de la cérémonie d’adieu de l’un des trois enfants de la fratrie, âgé de 13 ans.
À l’époque, Absol rappelait tout de même l’âge minimum pour créer un compte et publier des vidéos sur YouTube, à savoir 13 ans (variable selon les pays). Depuis, la plateforme a renforcé ses règles de protection des mineurs : désactivation généralisée des commentaires sur de nombreuses vidéos mettant en scène des enfants, détection et signalement des contenus inappropriés, et étiquetage “Made for Kids” pour les contenus destinés aux plus jeunes. En France, le cadre légal s’est également durci : une loi adoptée en 2020 encadre l’exploitation commerciale de l’image des mineurs de moins de 16 ans (autorisations, durée de participation, épargne dédiée, droit à l’effacement), et la réglementation sur les influenceurs renforce l’obligation d’indiquer clairement les placements de produits et partenariats commerciaux.
Le YouTubeur n’était pas le seul à avoir analysé ces phénomènes. Anthox Colaboy et Sir Gibsy ont aussi abordé ce sujet sous le même angle. Reste à voir, en 2026, si ces prises de position — additionnées aux nouvelles règles des plateformes et aux évolutions légales — continueront d’influer concrètement sur les pratiques.














