10 comptes instagram pour voir le monde arabe autrement

Publié le : 04.04.2018
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10 comptes instagram pour voir le monde arabe autrement
Cet article a été mis à jour le 21.06.2026.

Souvent résumé, dans les médias internationaux, aux conflits en Syrie, au Yémen ou à la crise du Golfe, le Moyen-Orient et la péninsule Arabique sont aussi des terres d’artistes et de photographes qui renouvellent le regard porté sur leurs sociétés et leurs habitants. Petit tour d’horizon de comptes Instagram qui montrent le monde arabe autrement, entre photographie documentaire, street photography et art visuel.

Tasneem Al Sultan

Membre du collectif féminin arabe de photographie Rawiya, Tasneem Al Sultan est photographe et écrivaine d’investigation. Si elle a commencé par la photographie de mariage, son travail a rapidement pris une dimension sociale, couvrant notamment les premières élections féminines en Arabie saoudite. Sur son compte Instagram, elle révèle les habitants de son pays sous un angle à la fois intime et inattendu, en photographiant des femmes inspirantes et les Histoires d’amour saoudiennes.

Shaima

Yéménite d’origine, Shaima est basée au Qatar et publie sur sa page Instagram des clichés qui bousculent les idées reçues sur la région. Elle photographie les habitants du Golfe avec esthétique et style, avec la volonté, expliquait-elle à CNN, de dépeindre le quotidien de ses compatriotes pour qu’ils ne soient pas considérés comme une “masse homogène sur une carte”, tant ils représentent une diversité culturelle et linguistique.

Ali Al Sharji, Oman

Exposé lors du festival Transition à la galerie Menier à Londres, Ali Al Sharji est un photographe dans l’air du temps. Ses images, tantôt humoristiques, tantôt surréalistes, dévoilent différentes facettes du sultanat d’Oman, entre luxe, calme et volupté. Une exploration artistique et intime, jamais dénuée du réel.

Mahmoud Khattab

“Vie citadine, et souvent des chats” : voici l’introduction de la page Instagram de Mahmoud Khattab, fondateur de Somewhere in Cairo, hommage photographique au Caire. Des images qui capturent la capitale égyptienne et ses habitants avec tendresse et poésie : du plus haut pigeonnier du quartier de Ain Shams à la rencontre d’un pêcheur aux bords du Nil, en passant par les silhouettes des minarets se découpant dans l’horizon brumeux de la cité.

Tanya Habjouqa

Tanya Habjouqa est l’une des créatrices du collectif féminin arabe de photographie Rawiya et membre d’un programme de photographie documentaire arabe lancé par l’agence américaine Magnum. Photographe, journaliste et éducatrice, elle est basée à Jérusalem-Est, où elle saisit en images la réalité sociale des habitants de la Palestine et de son pays d’origine : le quotidien d’une fillette palestinienne dont le village est entouré par une base armée israélienne, le manque d’infrastructures des écoles jordaniennes depuis l’afflux de réfugiés après l’invasion américaine de 2003, ou encore la vie des bédouins de Wadi Rum.

Yassine Alaoui Ismaili

Le Marocain Yassine Alaoui nous fait découvrir son pays, de Casablanca à Marrakech jusqu’à la ville de surfeurs de Taghazout, avec des images où il dépeint la vie des chats et des hommes. Dispersant çà et là un message politique ou social à qui veut bien voir, ses photos au cadrage singulier figent l’instant et capturent avec grâce le mouvement et la vie de ses concitoyens.

Saleh Altamimi

Photographe d’Abu Dhabi depuis les années 1970, Saleh Al Tamimi joue sur les lignes et les perspectives pour représenter sa ville. Une exploration photographique de l’architecture, des rues et de la calligraphie arabe qui illustre le patrimoine d’Abu Dhabi de manière conceptuelle, même si les habitants ne sont jamais très loin, comme lorsqu’il photographie le festival culturel Sheikh Zayed.

Ahmed Gaber

Ahmed Gaber raconte l’Égypte contemporaine à travers une série de portraits dramatiques déployés le long de son mur Instagram : des clichés sombres qui témoignent de la réalité sociale des réfugiés palestiniens de la ville de Sharqiya, de l’attentat d’une église copte à Tanta, ou encore des fermiers après la récolte à Al Buhayrah.

Mohannad

Sur son compte, Mohannad affiche ses œuvres : détournements colorés et ironiques d’icônes de la culture populaire occidentale, avec des éléments empruntés à la tradition saoudienne. Parmi ses trésors de pop art oriental : Elvis Presley tenant une théière orientale, Michael Jackson jouant du oud ou Amy Winehouse en tchador.

Abdulsalam Lamri

Basé à Riyad, Abdulsalam Lamri est le fondateur de @phonartsaudi, une page Instagram qui publie des photos prises dans les rues d’Arabie saoudite avec un smartphone. Il rend hommage à la street photography saoudienne, et organise également des photo walks (balades photo) dans les rues de Riyad.

Lou Mamalet

Journaliste indépendante spécialisée en culture, société et voyage, diplômée de l'ISCOM Paris. Après plusieurs années entre Beyrouth et Dubaï, elle collabore notamment avec Middle East Eye et Fake Off. Pour Influenth, elle écrit sur les réseaux sociaux et l'influence.

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