Youtube change ses règles de monétisation

Publié le : 22.01.2018
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Youtube change ses règles de monétisation
Cet article a été mis à jour le 21.06.2026.

YouTube cherche de nouveau à rassurer les annonceurs en relevant les critères d’accessibilité à la monétisation. Face à une accumulation de scandales, la filiale de Google a dévoilé de nouvelles règles de monétisation. Objectif : éviter que des publicités ne soient affichées autour de contenus choquants et racistes. « Il est indéniable que 2017 a été une année difficile », reconnaît Paul Muret, vice-président en charge de la publicité chez Google.

À compter du 20 février 2018, il ne suffira plus de faire 10 000 vues sur une vidéo pour gagner de l’argent. Les vidéastes devront compter au moins 1.000 abonnés et 4.000 heures de temps de visionnage sur l’année précédente pour pouvoir monétiser leurs vidéos sur la plateforme. YouTube se réserve toujours le droit de supprimer la publicité aux chaînes qui enfreindraient son règlement. Ces seuils de référence constituent encore, en 2026, la base d’accès au partage de revenus publicitaires du Programme Partenaire YouTube (YPP) : 1.000 abonnés et 4.000 heures de visionnage public sur 12 mois, ou – pour une éligibilité via les formats courts – 10 millions de vues publiques sur Shorts sur 90 jours. Depuis 2023, une voie d’accès « intermédiaire » existe aussi dans de nombreux pays : dès 500 abonnés et des critères d’activité (par exemple 3 vidéos publiques récentes et 3.000 heures de visionnage sur 12 mois ou 3 millions de vues Shorts sur 90 jours), les créateurs peuvent activer des fonctionnalités comme les Membres de chaîne, Super Chat/Super Thanks ou le Shopping, avant d’accéder au partage des revenus publicitaires une fois les seuils complets atteints. À noter également : depuis 2020, YouTube peut afficher des publicités sur des vidéos de chaînes non membres du YPP, sans partage de revenus avec ces créateurs.

Autre changement : Google Preferred, une offre publicitaire premium pour les marques. Elle est composée de chaînes sélectionnées pour leur popularité, notamment auprès des jeunes, la cible préférée des annonceurs. Pour éviter de nouveaux couacs, toutes les vidéos de ce programme étaient alors visionnées par une équipe chargée de la modération. Depuis, cette offre a évolué : Google Preferred est devenu YouTube Select (2020), avec des packs de contenus premium, des contrôles de convenance publicitaire affinés (modes d’inventaire, normes de brand safety/suitability) et une combinaison de systèmes automatisés et d’équipes humaines pour limiter au maximum l’apparition d’annonces auprès de contenus inappropriés. En 2026, l’esprit demeure le même : privilégier la qualité et la sûreté des environnements publicitaires, tout en clarifiant les conditions de monétisation pour les créateurs.

Axelle Gautier

Etudiante en communication, management et marketing. Axelle est passionnée par les vidéos YouTube et passe son temps sur les réseaux sociaux. Elle adore la mode et la photographie.

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