On le sait, les réseaux sociaux ont un rôle considérable en ce qui concerne la propagande du terrorisme chez les jeunes. Beaucoup sont recrutés en ligne grâce à des vidéos qui pullulent sur Facebook, Twitter ou encore YouTube.  Si les réseaux sociaux sont souvent accusés de manquer de zèle en ne supprimant pas les contenus prônant le terrorisme, il semblerait qu’ils soient déterminés à lutter contre ces groupes en inversant la propagande. Afin de dissuader les jeunes de prendre part à des mouvements prônant la haine, des associations ont utilisé en collaboration avec ces réseaux sociaux, les même armes que leurs ennemis : la vidéo.

 Selon Rue89, cette opération a été co-financée par Google et des espaces publicitaires ont été donnés par Twitter, Facebook et YouTube (qui appartient à Google). Ces expériences anti propagande ont eu lieu pendant trois semaines en Grande-Bretagne, au Pakistan et aux Etats-Unis. Trois ONG oeuvrant au Pakistan, en Somalie mais aussi aux Etats-Unis ont diffusé des campagnes vidéos à des internautes prônant un « contre discours ». Le but ? Détruire la logique extrémiste, qu’elle prône le terrorisme ou des idéaux de « suprématie blanche ». Les internautes ont été ciblés en fonction de ce qu’ils écrivent sur les réseaux sociaux. Lorsque le mot « charia » était par exemple employé, ces ONG envoyaient leurs vidéos de contre propagande. 

Les responsables de cette campagne ont annoncé qu’après le visionnage de ces vidéos, huit personnes ont par exemple demandé de l’aide pour quitter des groupes de suprématistes blancs. Une opération bien pensée mais qui semble minuscule comparée à la puissance de ces groupes toujours bien présents sur les réseaux sociaux.

Source : Rue89