À quelques jours d’intervalle, les deux YouTubeuses les plus suivies de l’Hexagone ont tenu à adresser un message d’alarme aux marques. Elles saturent ! 

Souvent idéalisé, le métier d’influenceur possède pourtant son lot d’inconvénients. Car si recevoir des produits gratuitement de la part des marques demeure un privilège, crouler quotidiennement sous une montagne de colis au ciblage erroné peut vite s’avérer cauchemardesque.

« À partir de maintenant, je ne recevrai plus aucun produit d’aucune marque »

Fonds de teint et rouges à lèvres à gogo, crèmes à ne plus savoir qu’en faire, colis démesurés… Depuis plus de 7 ans, pas un jour ne passe sans que Marie et Horia reçoivent un trop-plein de produits cosmétiques.

« Je n’ai qu’une vie, je n’ai qu’une peau, je n’ai qu’un visage, je n’ai qu’un corps et que je ne peux pas tester tous les produits qu’on m’envoie« , s’exaspère EnjoyPhoenix. Une situation jugée « irrespirable et anxiogène » par Marie Lopez, qui a fait le choix radical de se retirer de toutes les listes de diffusion presse des marques.

« Je ne paie pas mes factures avec des rouges à lèvres, ça se saurait ! »

Un ras-le-bol partagé par la vidéaste Horia, lassée de recevoir une pléthore de colis par jour de produits qu’elles n’utilisera jamais. « Ce n’est même pas ma carnation, ni ma couleur, ni le genre de produit que j’aime« , s’agace la YouTubeuse aux 2,2 millions d’abonnés.

Dorénavant, Horia attend des marques qu’elles étudient son profil et lui envoient uniquement des produits qui lui correspondent. Exit les envois excessifs et non-personnalisés, bonjour les relations marques-influenceurs authentiques et sur-mesure.

« Si c’était mieux ciblé, on gaspillerait moins, on ferait moins de déchets« 

Au-delà du cadre relationnel bancal, c’est l’impact néfaste sur l’environnement – inhérent à ces envois outranciers – qui est pointé du doigt. Pour cause, l’abondance de colis oblige fréquemment les YouTubeuses à jeter à la poubelle des produits non-testés dont la date de péremption est dépassée. Sans compter les packagings envahissants, ou encore les coffrets suremballés faits de matières non-recycables – à l’instar des écrans intégrés.

Une prise de position sincère des deux YouTubeuses qui, on l’espère, parviendra à réveiller certaines consciences face à une société de surconsommation toujours plus envahissante.