L’influenceur et entrepreneur belge Jonathan Kubben, connu sous le pseudonyme de « Mom I’m fine », accuse une marque de prêt-à-porter canadienne d’avoir plagié son concept.

Lors de ses voyages, Jonathan utilise une pancarte sur laquelle il est écrit « Mom I’m fine » et se prend en photo avec afin de rassurer sa maman. Le concept a très vite fait le buzz dans le monde entier. À tel point que Jonathan compte aujourd’hui plus de  353 000 abonnés sur Instagram et est devenu un influenceur à part entière. Il enchaîne les voyages et les conférences avec les marque, et a gagné le titre d’influenceur de l’année à Monaco.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Jonathan Kubben Quiñonez (@momimfine) le

 

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Jonathan Kubben Quiñonez (@momimfine) le

Il a également créé sa propre marque de vêtements avec la fameuse phrase qui l’a rendu célèbre. En 2016, il a déposé officiellement sa marque pour l’Union européenne, ce qui protégeait son produit ainsi que son mode de diffusion par droit d’auteur. Mais étendre la protection de sa marque au monde entier coutait trop cher pour un jeune influenceur, et malheureusement une marque canadienne en a profité.

En avril 2018, Jonathan a été alerté par des abonnés que la marque leader du prêt-à-porter féminin au Canada, Reitmans, utilisait le slogan « Mom I’m fine » à l’occasion de la fête des mères.

 » Les gens me demandaient : est-ce que tu fais ça en partenariat avec eux ? Mais pas du tout, je n’en avais jamais entendu parler. « 

La marque va encore plus loin en utilisant exactement la même police, les mêmes couleurs et la même manière de communiquer sur les réseaux sociaux que Jonathan et vend ses produits dans plus de 200 magasins canadiens. L’entreprise est rentrée en contact avec l’influenceur et les relations étaient plutôt placées dans la bonne entente. Mais quand Jonathan découvre que la marque a déjà produit 10 000 t-shirts et 200 000 sacs avec son slogan, les tensions ont commencés à apparaître.  » À partir de ce moment-là, nos avocats entrent en contact et Reitmans change totalement de posture. Et là, ce qui me choque le plus, c’est que pendant les discussions, Reitmans dépose la marque au Canada, dans mon dos. Mais pour moi, c’est le projet d’une vie, j’ai tout quitté pour créer ce concept  » indique l’influenceur.

La marque ne reconnaît en aucun cas avoir plagié l’influeneur et dit même avoir créé cette campagne de façon légale et légitime. Elle ne dit pas non plus ce qu’elle compte faire de la marque qu’elle a déposé. Jonathan a donc décidé d’arrêter tout échange avec la marque et n’ira pas en justice, car, comme pour de nombreux créateurs, son rapport de force est trop faible et il risquerait de se ruiner s’il décidait d’aller devant la justice.

La seule chance pour Jonathan de faire réagir la marque est de rendre publique son histoire sur les réseaux sociaux.  » Ce n’est pas juste moi contre Reitmans, ce sont les petits créateurs contre les grosses entreprises.  » Le jeune homme a également pris soin entre temps de déposer sa marque aux Etats-Unis et au Mexique.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Jonathan Kubben Quiñonez (@momimfine) le

 

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Jonathan Kubben Quiñonez (@momimfine) le