Le harcèlement sexuel est un épisode tristement récurrent pour énormément de femmes dans le monde. Réduites au silence pendant trop longtemps, les victimes du harcèlement sexuel (moral ou physique) dénoncent aujourd’hui par le biais des réseaux sociaux. 

Harcèlement sexuel : les femmes lèvent la voix

Véritable outil pour se faire entendre, les réseaux sociaux permettent aux victimes de se livrer, preuves à l’appuie. Souvenez-vous, en octobre 2017, le hashtag #BalanceTonPorc s’était largement répandu sur les réseaux sociaux pour dénoncer les agressions sexuelles en tous genres.

Vous n’êtes sans doute pas passé à côté de Noa Jansma, une Néerlandaise qui a fait parler d’elle en 2017 avec son compte Instagram « Dearcatcallers« . Pendant un mois, la jeune femme se prenait en selfie avec ses harceleurs de rue, tout en retranscrivant leurs paroles désobligeantes en description.

 

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Si Noa Jansma est l’une des premières à avoir osé dénoncer publiquement le harcèlement sexuel sur la Toile, l’Instagrameuse est loin d’être un cas isolé. Dans les médias et sur les réseaux, de nombreuses femmes se sont depuis ralliées à sa cause en prenant courageusement la parole.

C’est le cas de Ginevra Bersani, une jeune française victime de harcèlement sexuel dans les transports en commun. En mai 2018, son post Facebook dénonciateur résonne sur le réseau social avec plus de 8.000 likes.

Sur Twitter, l’heure du jugement a sonné

En ce début d’année 2019, les Twittos rejoignent le mouvement et prennent la parole. Qu’elles soient victimes de regards appuyés ou d’avances sexuelles, malheureuses spectatrices de masturbations en public, suivies de wagon en wagon… Les victimes n’ont plus peur dénoncer et affichent leurs agresseurs à coups de tweets et de vidéos.

Shera Kerienski : vers une libération de la parole féminine

Le 6 janvier dernier, c’était au tour de Shera Kerienski, YouTubeuse suivie par 1,7 million de followers, d’apporter sa pierre à l’édifice. Au travers d’une vidéo de 23 min, la vidéaste au style assumé endosse le rôle de « grande sœur », décryptant les différents types de harcèlements sexuels.

De quoi faire ouvrir les yeux sur ce phénomène (trop) banalisé et motiver les victimes à (enfin) en parler.