Les réseaux sociaux c’est le bon filon de ses dernières années. Avec des centaines de millions d’utilisateurs, ces applications permettent aux marques d’avoir une plus grande visibilité et ça les « influenceurs » l’ont bien compris. Les bloggeurs, Youtubeurs et Instagrammeurs américains (les premiers à s’être lancés sur le créneau) ont réussi à bâtir de véritables fortunes en se faisant payer pour exister.
En effet, sur-sollicités par les marques et invités aux plus beaux événements, certains influenceurs se font rémunérer à chacun de leur post. La personnalité spontanée de certain d’entre eux ainsi que leur talent certain pour l’écriture et la photo leur a permis au fil du temps, de gagner la sympathie de leurs lecteurs et d’être en somme, reconnus comme des “modèles ». Des heures de travail et de courtes nuits qui expliquent aujourd’hui l’incroyable succès de certains d’entre eux.

Voir figurer un de ses produits dans l’article d’une bloggeuse connue, c’est s’assurer une image positive, une certaine notoriété et des retombées financières certaines. Rien n’est laissé au hasard. Les hastags #ad et #sponsored ont fleuri sur la toile ses derniers mois, utilisés plus de 200 000 fois en 2016. Il n’est pas rare de voir un de ces termes sous la photo Instagram d’un sac d’une youtubeuse à succès ou d’une starlette de télé réalité. Les marques sont prêtes à investir de véritables fortunes dans ces stars d’un nouveau genre pour augmenter leurs chances de visibilité.
Les stars ne sont pas en reste. C’est le cas du footballeur Cristiano Ronaldo – 240 millions de followers tous réseaux confondus – qui a touché plusieurs dizaines de milliers de dollars pour promouvoir une montre sur Facebook. En France, les sommes astronomiques que gagnent certains youtubeurs avaient fait couler beaucoup d’encre au printemps dernier.

Les influenceurs avec entre 3 et 7 millions d’abonnés, peuvent espérer toucher 187 000$ pour un post sur Youtube, 93 000 $ sur Facebook et jusqu’à 75 000$ pour un post Instagram ou Snapchat. Ces « posts en or » sont devenus le gagne pain de milliers de gens à travers les Etats Unis. Plutôt sympa comme job !
The Economist a révélé quelques chiffres qui font tourner la tête :

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